S4 Bilan 4/7

Exceptionnellement, on laisse de coté les équipes classées 7e et 6e aux constructeurs (ils feront l’objet d’un autre article/bilan qui leur sera consacré plus-tard) et on s’attarde sur deux écuries performantes…mais qui auront connu des fortunes diverses durant la deuxième partie de la saison. Et vu la hiérarchie très indécise tout au long de l’année, ca a fait très mal au décompte final.

 

 

ARTA – 5e avec 55 points

Fabinator (12e avec 26 points) & Lucas (8e avec 29 points)

Trois victoires, en Europe, en Allemagne et en France

Avec une monoplace jouant régulièrement les avant-postes et trois victoires de signés, n’importe quelle autre équipe dans ce championnat aurait signé pour obtenir cela. ARTA a connu une saison comme celle-ci, mais hormis ce que l’on vient d’écrire, la structure nippone n’est que cinquième au classement final et ses pilotes en milieu de tableau ?

Comment expliquer cela ? Après le faux-départ à Melbourne, les voitures oranges se battaient joyeusement dans le haut du peloton, mais peinaient à transformer leurs performances en résultats bruts, la faute à des stratégies parfois pas très inspirés (Brésil) et surtout, à un nombre important d’incidents sur la piste qui ne s’est pas arrangé dans la seconde moitié de l’année. Parfois les ARTA réussissaient à s’en sortir quasi-indemnes de cette situation (comme en Allemagne), soit elles y laissent toutes leurs plumes. 

Reste que les pilotes ont tout donné. Fabinator signe deux jolies victoires in-extremis (une première depuis la première saison) et Lucas en a profité pour s’imposer en France (lui qui n’avait pas gagné depuis la saison 2). D’ailleurs, la situation s’est quelque peu tassée après le GP d’Allemagne, les deux pilotes n’ont pas vraiment profité de déboires de leurs concurrents quand il le fallait, la faute au chat noir ou aux March (ou les deux), et les performances devenaient moins impressionnantes avec la cerise sur le gâteau une équipe toute entière qui touchait le fond à Monza. Sept points marqués lors des cinq derniers GP et des tensions au sein même de l’équipe, conduisant au départ de Lucas (un petit peu en dessous de son partenaire en termes de vitesse) qui sera remplacé par Keishin. Bien dommage. Espérons qu’Autobacs abordera la saison 5 avec plus de sérénité et de bonheur.

 

 

Team Luck RT – 4e avec 56 points

Meduzme (9e avec 28 points) & Keishin (10e avec 28 points)

Deux victoires, au Brésil et en France

Lors du bilan de mi-saison, nous avions écrit que la Team Luck, alors en tête du championnat, pouvait se permettre de griller un joker (traduction : de se louper une fois). Huit courses plus-tard, l’écurie a carrément brulée toutes ses cartouches d’encre de Chine : neuf points marqués à partir du GP d’Allemagne.

Dire que tout avait si bien commencé si on excepte une voiture un peu capricieuse coté réglages et vitesse pure en qualifs’ ainsi que quelques opportunités manquées. Les victoires au Brésil et au Canada ont montré que les monoplaces rouges étaient redoutables en course. Des deux victoires, c’est Meduzme qui les chippera, et causera quelques désaccords entre lui et Keishin qui aurait lui-aussi, mérité d’en gagner une cette saison. A cause ou non de ceci, tout s’écroulera après ce GP du Canada. D’abord en Allemagne avec un double K-O technique qui privera Keishin des lauriers et en France où le double-podium était à la portée du team. Ensuite, tout allait de mal en pis avec une voiture qui glissait au classement, des moteurs à bout de souffle et des pilotes qui commençaient à jouer aux stock-car, voire à ignorer les drapeaux bleus en cours de route (principalement Meduzme). Quel gâchis, et voila la Team Breizh ainsi que GTS enfoncent le clou au Japon en passant devant la Team Luck qui est hors du top-3 aux constructeurs. Quid de la suite ? Rien n’a été officiellement annoncé, mais Meduzme (le pilote-fondateur pour rappel) sera toujours là, mais avec qui dans la deuxième voiture vu que Keishin s’envole vers ARTA ?